2021, ANNEE EUROPEENNE DU RAIL

2021 est l’année européenne du rail.

Elle met en lumière l’un des modes de transport les plus durables, les plus innovants et les plus sûrs qui soient ! Tout au long de l'année 2021 et partout en Europe, plusieurs actions encouragent les citoyens et les entreprises à utiliser ce moyen de transport et de contribuer à l'objectif que s'est fixé l'Union Européenne dans le pacte vert pour l'Europe, à savoir parvenir à la neutralité climatique d'ici à 2050.

La Fondation John Cockerill vous invite à redécouvrir le passé glorieux des entreprises Cockerill dans le domaine du rail jusqu’aux solutions techniques et technologiques développées par le Groupe John Cockerill, aujourd’hui pour le monde de demain.


En 1817, John Cockerill s'installe à Seraing, village rural de la banlieue de Liège (Belgique), qui deviendra une des plus grandes villes industrielles de Belgique. Ce jeune mécanicien provenant du Royaume-Uni a pour ambition d'être parmi les premiers à construire sur le sol européen la machine la plus innovante de son époque, la machine à vapeur inventée quelques décennies plus tôt en Angleterre par son compatriote James Watt.

Les petits hauts-fourneaux locaux au charbon de bois ne suffisent pas pour lui procurer le fer dont il a besoin et il fait construire le premier haut-fourneau au coke de la région en 1826. Le jeune entrepreneur développe dès lors la première usine intégrée au monde, depuis l’extraction des matières premières (houille, calcaire et minerai de fer) et la fabrication du fer, jusqu'à la construction de tous types de machines fonctionnant à la vapeur.

En effet, si son nom est souvent associé à la sidérurgie, John Cockerill avait avant tout comme vocation d’être équipementier. Il vouait une véritable passion aux nouveautés offertes par le développement de l’ingénierie mécanique. Il avait comme motivation la fabrication de tous types de machines pourvu qu’elles soient utiles à l’industrie et à leur approvisionnement en énergie. John Cockerill entre donc dans l’histoire du rail européen en 1834, fournissant à l’époque les rails du premier tronçon du continent, reliant Bruxelles à Malines. Le réseau ferroviaire belge ainsi établi desservira les villes principales du pays et les reliera aux frontières de la Prusse, de la France et de la Hollande.

La Société Cockerill fournit à la fin décembre 1835 la première locomotive de fabrication belge, baptisée « Le Belge ». Inspirée du modèle anglais, elle est dotée des dernières avancées technologiques et atteint des performances remarquables. Le succès est immédiat : quatre locomotives de grande puissance sont directement achetées par la Belgique tandis que les carnets de commande de la Société se remplissent pour d'autres pays d'Europe et pour la Russie avec des défis techniques de plus en plus importants.

Par exemple, en 1854, lorsqu'il s'agit de fournir des machines assez puissantes pour parcourir la ligne de chemin de fer de Semmering (Autriche). Avec un dénivelé de 459 mètres et des lacets d’un rayon de courbure parfois extrêmement réduit, le train doit traverser 41 km de haute montagne. C’est l’ingénieur Wilhelm von Engerth qui a conçu le premier type de locomotives articulées capables de répondre à ces exigences. Leur construction est confiée à la Société Cockerill en 1853, suite à un concours international.

 

Progressivement, au 19ème siècle, tous les pays d'Europe développent leurs chemins de fer. La Société Cockerill leur fournit rails et locomotives.  Dans les années 1930, l'ère de la vapeur atteint son crépuscule. Elle fera bientôt place au diesel. Les progrès techniques semblent avoir atteint leur limite et le principal enjeu des constructeurs de locomotives reste la vitesse.

C'est pourtant à cette période que Cockerill conçoit une de ses locomotives à vapeur les plus mythiques. La T12, aux lignes futuristes, est imaginée par deux hommes passionnés : André Huet et Raoul Notesse. Ce modèle impressionne par la taille de ses deux grandes roues motrices d’un diamètre de 2m10 et son design aux lignes pures. Elle atteint une vitesse de 140 km/h en 3 minutes. En mai 1939, elle atteindra une pointe de 165 km/h en tête d'un train de cinq voitures, ce qui lui permettra de se voir octroyer le « Ruban bleu » mondial de la vitesse pour locomotive à vapeur sur parcours réguliers de service commercial. Après la guerre, les six Type 12 sont reconverties, avec succès, au trafic lourd. Aujourd’hui un seul de ces exemplaires existe encore. Il peut être admiré au musée du chemin de fer belge Trainworld à Schaerbeek (Belgique).

Dans les années 1950, la vapeur fait définitivement place au diesel. Fidèle à son histoire, la Société Cockerill perpétue la tradition et répond aux nouveaux besoins du secteur en développant des modèles de locotracteurs diesel à deux essieux. Le premier exemplaire sort des ateliers de Seraing le 19 novembre 1951.  La Société nationale des Chemins de Fer belge (SNCB) en commande soixante exemplaires afin de doter les gares de moyenne importance de leur propre système de traction. Comme leurs ancêtres à vapeur, elles se distinguent par leur facilité d'utilisation et connaissent rapidement un grand succès. Dix ans plus tard, 483 exemplaires avaient déjà été vendus en Belgique, mais aussi en France, en République du Zaïre, au Gabon, en Allemagne, au Pérou, au Mexique ou en Argentine, à 84 utilisateurs différents.

Aujourd’hui, fort de son héritage séculaire dans le domaine du transport, John Cockerill participe à la neutralité climatique en développant des solutions techniques et technologiques. La société propose une large gamme de locomotives et de services dédiés comme la location, la maintenance, la traction déléguée, la gestion des pièces de rechange, les services sur site ou encore la formation et la simulation.