Saviez-vous que ...? #15

Saviez-vous que Cockerill s’exporta en Chine ?

La Russie n’est pas le seul pays que le baron de Sadoine visite durant sa retraite. Il part également en Chine où il multiplie les contacts. Si bien qu’en 1890, Zhang Zhi Dong, vice-roi du Hubei et du Hunan, désire se lancer dans la construction d’un colossal complexe sidérurgique à Hanyang (ci-contre). Pour accomplir cette tâche, il demande l’assistance technique de la Société Cockerill.

Les usines édifiées sont immenses et équipées en hauts-fourneaux, four Martin et unité Bessemer. Des centaines de tonnes d’acier sont produites par jour. Plus de 1500 ouvriers chinois, formés par Cockerill, y travaillent à la manière sérésienne. Des belges comme Emile Braive, Beunet et Ruppert se succèdent au poste de directeur technique. 
En juillet 1896, Léopold II invite le vice-roi Li Hong Zhang à visiter la Belgique. Durant cette visite officielle, les membres de la délégation chinoise font un arrêt dans les usines de Cockerill. La Chine désire se moderniser et installer un réseau ferroviaire digne de sa grandeur. Deux ans plus tard, la concession est attribuée aux belges. Sous la supervision de l’ingénieur Jean Jadot, ce ne sont pas moins de 1 214 km de voie qui seront posées sur le sol chinois pendant les sept années de travaux.


Les rails étaient produits par l’aciérie d’Hanyang mais une grosse partie de l’équipement (locomotives, matériel roulant, ponts) sortait des usines de Seraing. Cette épopée chinoise permet également à Cockerill de réaliser une prouesse technique, celle de construire un pont de plus de 3km au-dessus du Fleuve Jaune.