Saviez-vous que ... ? #14

Connaissez-vous l’histoire sociale de John Cockerill ? (2ème partie)

Nous sommes au début du 20ème siècle, la Belgique est un pays prospère, deuxième puissance économique mondiale. Toutefois, la seconde moitié du 19ème siècle a été secouée par de nombreux troubles sociaux comme la grève des puddleurs en 1869 ou celles de 1886 sévèrement réprimées par les autorités du pays. Cette période rappelle que la population ouvrière a souffert d’un développement industriel rapide, comme le souligna notamment l’enquête de Hyacinthe Kuborn, médecin sérésien, sur l’hygiène publique qui met en évidence l’importance d’améliorer le quotidien et l’éducation de la population. Ainsi, la société Cockerill va accompagner les progrès sociaux qui découlent de cette prise de conscience. Elle tient à prendre soin de la terre qui l’a vue naître, de la région qui l’a vue grandir et des hommes qui la font prospérer.


Le salaire moyen au sein des usines Cockerill est assez élevé et fait plus que doublé entre 1842 et 1914. De plus, de nombreux logements salubres et bons marchés sont construits. Ils sont mis à la disposition des ouvriers et de leur famille à un prix favorable. Les enfants de ces ouvriers, future main d’œuvre des usines, sont encadrés. Elle met donc en place le contrat d’apprentissage, qui a pour but d’enseigner un métier aux jeunes tout en leur versant un petit salaire durant leur apprentissage. Ce système a porté ses fruits, étant donné le nombre d’entre eux qui s’est ensuite dirigé vers la société Cockerill pour y faire carrière.


Durant ce même laps de temps, les conditions de travail s’améliorent fortement. Les usines sont aérées, des bains douches sont mis à disposition des ouvriers, le matériel est à la pointe technologique… Permettant ainsi aux ménages de vivre plus décemment, le travail des femmes et des enfants s’est réglementé. Ces derniers doivent en effet être en possession d’un diplôme d’études primaires pour pouvoir commencer à travailler.