Saviez-vous que ...? #06

Saviez-vous que des portefeuilles de machines de la société Cockerill ont été publiés ?
De 1859 à 1889, la société Cockerill publie en plusieurs éditions les portefeuilles des meilleures machines jamais construites par la société Cockerill depuis 1817. 
Au fil des planches, on y découvre toutes sortes des machines : à vapeurs, locomotives, bateaux, machines extractives, métiers à tourner des canons, machines à polir les glaces, laminoirs, etc. Elles représentent les prouesses de la société, celles qui ont contribué à fonder la réputation internationale du Groupe, comme la machine d’épuisement des mines de Bleysberg (voir ci-dessus), une des plus puissantes de son époque.


C’est à Hubert Brialmont, premier ingénieur de la société, qu’est confiée la tâche de réunir sous forme d’atlas ce vaste panorama. Ce riche ensemble de plus de 300 planches, en trois volumes est un plaidoyer à la technologie. A travers ces plans et les textes qui les accompagnent, industriels et public averti découvrent avec précision l’agencement et le fonctionnement de ces machines, les enjeux rencontrés à leur conception et les défis relevés.Aujourd’hui, c’est autant la prouesse technique que l’esthétique des machines qui inspirent, comme l’illustre, par exemple, le style néogothique de la machinerie du plan incliné (voir ci-contre).


Les portefeuilles, c’est enfin une occasion de rendre hommage à l’héritage légué par John Cockerill. En effet, si pour beaucoup, son nom résonne avec haut-fourneau et sidérurgie, au départ John Cockerill souhaitait avant tout être équipementier. Il vouait une véritable passion aux nouveautés offertes par le développement de l’ingénierie mécanique et à la fabrication de tous types de machines pourvu qu’elles soient utiles à l’industrie.