Saviez-vous que ...? #04

Connaissez-vous la saga Cockerill ? (premier épisode)

 

Lorsqu’on évoque le nom de Cockerill, c’est certainement le prénom de John qui a marqué les mémoires. Pourtant, autour de lui, c’est toute une famille qui a permis l’émergence de l’empire industriel que deviendra la société Cockerill.


L’histoire commence avec William Cockerill, mécanicien anglais, de la région du Lancashire. À l’époque, ce qualificatif désignait tout constructeur d’instruments de mesure ou de machines. Il s’est spécialisé dans les machines textiles, qui mécanisent le travail du coton et constituent une première étape vers la Révolution industrielle. Avec sa femme Betty, il a eu trois fils, William, James et John et une fille, Nancy. Pour fuir la famine qui sévit dans les îles britanniques, il décide de braver la loi sur le monopole anglais qui punit d’exil perpétuel tout qui vend le secret des machines textiles à l’étranger.

Il débute alors un périple de quatre ans au cours duquel il traverse la Russie, la Suède et aboutit à Hambourg. Malgré l’intérêt que suscitent ses machines, il ne parvient pas à s’installer durablement. C’est alors qu’il rencontre M. Mali, agent commercial pour la société Simonis & Biolley, draperie verviétoise notoire. Celui-ci, convaincu par l’intérêt des mécanismes Cockerill, qui va permette un gain de temps et de main d’œuvre, le persuade de s’installer en bord de Vesdre. Consciente de la mine d’or que représente cette nouvelle technologie, la firme Simonis & Biolley s’assure l’exclusivité des services de William Cockerill. C’est donc accompagné de ses deux fils ainés, William et James qu’il emménage dans la maison Dauchap, où il installe son atelier. Le succès étant rapide, il fait alors venir le reste de sa famille en 1802. Pour faire ses armes, John, alors âgé de 12 ans, entre comme simple ouvrier dans les ateliers de son père. La réputation des assortiments de machines Cockerill se répand au-delà des terres liégeoises, en France et en Allemagne. Les demandes sont nombreuses. Il devient alors urgent de trouver une solution pour passer outre l’accord de monopole pris avec la société Simonis & Biolley. C’est alors qu’entre en jeu les fils et beaux-fils de William…

 

A suivre ...