Saviez-vous que ... ? #03

Pourquoi la T12 est-elle une locomotive mythique ?

Dans les années 30, les progrès techniques sont tels que le principal enjeu des constructeurs de locomotives devient la vitesse. Cockerill sait se démarquer en construisant une locomotive mythique, la T12, que François Schuiten immortalisera en 2012 à travers la publication de la bande dessinée « La Douce ».

La T12, c’est l’histoire d’une rencontre entre André Huet, ingénieur français, qui met au point un nouveau système de carénage qui accentue les qualités aérodynamiques des locomotives, et Raoul Notesse, ingénieur infatigable de chez Cockerill, qui a déjà mis au point la locomotive type 1.
Entre mai et juin 1939, le consortium belge de construction de locomotives mené par Cockerill produit 6 locomotives de type 12. Cette locomotive impressionne par la taille de ses deux grandes roues motrices d’un diamètre de 2m10 et son design aux lignes pures. Elle atteint des vitesses de 140 km/h en 3 minutes. En mai 1939, elle atteindra une pointe de 165 km/h en tête de train de 5 voitures, ce qui lui permettra de se voir octroyer le « Ruban bleu » mondial de la vitesse pour locomotive à vapeur sur parcours réguliers de service commercial.

La guerre mettra malheureusement un coup d’arrêt à sa production. Ainsi, malgré ce beau succès, les ateliers Cockerill ne produiront plus cette fabuleuse locomotive. Après la guerre, les six Type 12 sont reconverties, avec succès, au trafic lourd. Aujourd’hui un seul de ces exemplaires existe encore. Il peut être admiré au musée du chemin de fer belge Trainworld à Schaerbeek (Belgique).